Réglementations

Batiment
Article L111-11 : Les contrats de louage d’ouvrage ayant pour objet la construction de bâtiments d’habitation sont réputés contenir les prescriptions légales ou réglementaires relatives aux exigences minimales requises en matière d’isolation phonique.

Les travaux de nature à satisfaire à ces exigences relèvent de la garantie de parfait achèvement visée à l’article 1792-6 du code civil reproduit à l’article L. 111-20-2.

Le vendeur ou le promoteur immobilier est garant, à l’égard du premier occupant de chaque logement, de la conformité à ces exigences pendant un an à compter de la prise de possession.

Un décret en Conseil d’Etat définit les conditions dans lesquelles, à l’issue de l’achèvement des travaux portant sur des bâtiments neufs ou sur des parties nouvelles de bâtiment existant soumis à permis de construire, le maître d’ouvrage fournit à l’autorité qui a délivré l’autorisation de construire un document attestant que la réglementation acoustique a été prise en compte par le maître d’œuvre ou, en son absence, par le maître d’ouvrage.

Article L111-11-1 : Les règles de construction et d’aménagement applicables aux ouvrages et locaux, autres que d’habitation, quant à leurs caractéristiques acoustiques et les catégories d’ouvrages et locaux qui sont soumis en tout ou partie aux dispositions du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat.
Article L111-11-2 : Des prescriptions relatives aux caractéristiques acoustiques peuvent être imposées aux travaux soumis à autorisation ou à déclaration préalable, ou réalisés avec l’aide de l’Etat, d’une collectivité publique ou d’un organisme assurant une mission de service public, exécutés dans des ouvrages ou locaux existants autres que d’habitation.

Des décrets en Conseil d’Etat fixent, notamment pour ce qui concerne le niveau d’exigences acoustiques, les conditions d’application du présent article.

Article L111-11-3 : Un décret en Conseil d’Etat détermine :

1° Les caractéristiques acoustiques des nouveaux équipements, ouvrages ou installations mis en place dans les bâtiments existants situés dans un point noir du bruit ou dans une zone de bruit d’un plan de gêne sonore et qui font l’objet de travaux de rénovation importants mentionnés aux 1°, 3°, 4° et 6° de l’article L. 111-10 ;

2° Les catégories d’équipements, d’ouvrages ou d’installations mentionnés au 1° du présent article.

Article R*111-4: Compte-tenu des modes d’occupation normalement admissibles, l’isolation des logements doit être telle que le niveau de pression du bruit transmis à l’intérieur de chaque logement ne dépasse pas les limites fixées par un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de l’habitation et du ministre chargé de la santé.

Le bruit engendré par un équipement quelconque du bâtiment ne doit pas dépasser les limites fixées dans la même forme.

Machines
Article R571-1: Il est interdit de fabriquer pour le marché, de mettre en vente, de vendre, d’importer, de louer, de détenir ou d’exposer en vue de la vente, de mettre à disposition, de céder à quelque titre que ce soit ou d’utiliser tout objet susceptible de provoquer des nuisances sonores élevées ou tout dispositif d’insonorisation qui ne répond pas aux dispositions de la présente section.
Article R571-2 : I.-Les dispositions de l’article R. 571-1 s’appliquent aux  » objets bruyants  » suivants :

1° Engins, matériels, machines et appareils utilisés ou susceptibles d’être utilisés dans les activités industrielles, artisanales, commerciales, agricoles, de services, de loisirs, tels que les engins utilisés ou destinés à être utilisés sur les chantiers de travaux, publics ou non, les engins et matériels destinés à l’entretien des voiries, des espaces publics et des espaces verts, les appareils d’entretien et de nettoyage, les appareils de préparation et de conservation des denrées alimentaires ou agricoles, les appareils de production ou de diffusion de calories et de frigories, les appareils de conditionnement d’air, les matériels et équipements de bureau ;

2° Matériels et engins de jardinage, de bricolage et appareils domestiques ;

3° Dispositifs sonores de protection des biens et des personnes, en particulier les dispositifs d’alarme.

II.-Elles s’appliquent également aux silencieux et dispositifs d’échappement des engins et véhicules et aux capotages et dispositifs d’insonorisation des machines et matériels.

Article R571-3 : I.-A chaque type ou famille d’objets ou de dispositifs relevant des catégories mentionnées à l’article R. 571-2 sont associées des caractéristiques acoustiques et des valeurs limites admissibles correspondant aux critères suivants :

1° Intensité sonore mesurée en niveau de pression acoustique quand la distance est un paramètre de l’appréciation de la nuisance ou en niveau de puissance acoustique dans les autres cas. Pour les dispositifs d’insonorisation, l’intensité sonore caractérise la valeur d’atténuation. Ces valeurs sont exprimées en décibels pondérés A ;

2° Importance des dangers et des conséquences négatives des nuisances sonores sur les personnes ou sur l’environnement appréciée en tenant compte de leur mode de fonctionnement, d’utilisation, de l’ampleur de leur diffusion et, le cas échéant, du meilleur état de la technique.

II.-Les valeurs limites retenues tiennent compte des caractéristiques de l’objet, notamment de sa puissance et de la source d’énergie employée, ainsi que de la durée et de la fréquence de son utilisation dans des conditions normales.

III.-La méthode de mesure de l’intensité sonore prend en compte les paramètres cités en I et II.

Article R571-4 : En vue d’attester le respect des caractéristiques acoustiques et des valeurs limites admissibles correspondant aux critères mentionnés à l’article R. 571-3, le fabricant, son mandataire ou le responsable de la première mise sur le marché d’objets ou de dispositifs soumet ceux-ci à l’une des trois procédures suivantes : l’homologation, l’attestation ou la déclaration.
Article R571-18 : L’agrément des organismes chargés d’effectuer les mesures des caractéristiques acoustiques prévues à l’article R. 571-3 est accordé par arrêté interministériel. Il est fondé sur les garanties de compétences et d’indépendance présentées par ces organismes.
Article R571-19 : Pour être agréé, un organisme doit disposer de personnels qualifiés en nombre suffisant et être doté de l’appareillage de mesure approprié et des moyens nécessaires pour accomplir dans de bonnes conditions les tâches techniques et administratives qui lui sont confiées.

L’organisme ne peut être ni le concepteur, ni le constructeur, ni le fournisseur, ni l’installateur de l’objet ou du dispositif, ni le mandataire de l’un d’eux. Il ne peut pas intervenir dans la construction, la commercialisation ou l’entretien de l’objet ou du dispositif.

Les agents des organismes agréés sont tenus au secret professionnel. Ils ne doivent pas révéler les procédés de fabrication dont ils pourraient avoir connaissance lors des mesures ou des contrôles qu’ils sont amenés à exécuter. Leur rémunération ne doit être liée ni au nombre de contrôles ni au résultat de ces contrôles.

Les organismes doivent avoir souscrit une assurance couvrant leur responsabilité civile.